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Depixelise
Article · 4 min

Fichier pour gravure laser : préparer votre logo

Quel fichier pour graver un logo au laser ? Format, épaisseur des traits, positif ou négatif selon la matière, et les erreurs qui ratent une gravure.

Par Gaël Pons

Publié le

une main tend vers le ciel une gourde noire anodisée où le logo ORME. vient d'être gravé au laser en argent brillant, le logo Depixelise brodé sur le poignet

Le bon fichier pour une gravure laser est un vectoriel en une seule couleur (SVG, DXF, AI ou PDF), sans dégradé, aux traits assez épais. Un vectoriel décrit votre logo en formes, pas en petits carrés de couleur : la machine en suit chaque bord, quelle que soit la taille.

Le fichier pour la gravure laser d’un logo est un vectoriel une couleur, aux formes pleines et fermées, sur fond transparent. Les formats que les graveurs demandent le plus souvent sont le SVG, le DXF, le fichier Illustrator (AI) et le PDF vectoriel. Le laser ne connaît que deux états, il brûle ou il ne brûle pas : chaque couleur, chaque nuance de votre logo doit donc être tranchée avant l’envoi.

Si l’atelier réclame spécifiquement un DXF, le format lui-même (l’ouvrir, l’exporter depuis un SVG) est expliqué dans notre article sur le fichier DXF. Pour la plupart des graveurs d’objets personnalisés, un SVG propre suffit.

Gravure en remplissage ou gravure au trait : quelle différence pour le fichier ?

La gravure en remplissage et la gravure au trait n’attendent pas le même fichier. En remplissage, le laser balaie la surface ligne par ligne, comme une imprimante, et noircit toutes les zones pleines du logo : ce mode accepte un vectoriel, mais aussi une image (PNG ou JPG) si elle est nette et assez grande.

En gravure au trait, ou en découpe, le laser suit le contour exact de chaque forme. Ce mode n’accepte qu’un fichier vectoriel : une image en pixels n’offre à la tête aucun bord précis à longer. Si vous ignorez le mode prévu, envoyez un vectoriel, il sert dans les deux cas.

Quelle épaisseur de trait et quelle taille de texte prévoir ?

L’épaisseur de trait et la taille de texte minimales d’une gravure dépendent de la machine, de la matière et de la taille finale du logo : il n’existe pas de chiffre universel. La règle pratique est relative : un détail qui se voit à peine sur votre écran, logo réduit à sa taille réelle, disparaîtra ou bavera sur l’objet gravé.

Trois réflexes évitent la plupart des déceptions :

  • affichez le logo à sa taille réelle (une plaque de 5 cm, un stylo, un porte-clés) et vérifiez que chaque lettre reste lisible ;
  • épaississez les filets très fins et les liaisons entre lettres, car le bois brûle un peu au-delà du dessin ;
  • retirez les petits textes secondaires (slogan, mentions légales) s’ils deviennent illisibles en petit.

En cas de doute, demandez au graveur la finesse minimale que sa machine tient sur la matière choisie : il la connaît par cœur.

Faut-il graver le logo en positif ou en négatif selon la matière ?

Graver le logo en positif ou en négatif dépend de ce que le laser produit sur la matière : sur certaines surfaces la zone gravée devient foncée, sur d’autres elle devient claire. Le fichier doit donc désigner comme « zone à graver » la partie du logo que vous voulez voir ressortir.

MatièreCe que fait le laserFichier à envoyer
Bois clair, carton, liègela zone gravée brunit ou noircitle logo en positif (formes foncées)
Ardoise, pierre sombrela zone gravée blanchitsouvent le négatif, pour garder l’aspect du logo
Métal anodisé (aluminium coloré)la couche colorée part, le métal clair apparaîtsouvent le négatif
Cuir foncéla zone gravée fonce encore, avec un contraste faiblele positif, en formes épaisses
Verrela zone gravée devient blanc dépolià voir avec l’atelier

La version une couleur sert de base au positif (ce qu’est un logo monochrome) et la version négative pour fonds sombres sert de base au négatif. L’atelier peut aussi inverser lui-même : précisez simplement ce qui doit apparaître clair sur l’objet fini.

Quels fichiers lisent LightBurn, xTool Creative Space et LaserGRBL ?

LightBurn, xTool Creative Space et LaserGRBL sont les logiciels de pilotage les plus courants chez les graveurs amateurs et les petits ateliers. LightBurn importe les formats vectoriels classiques (SVG, AI, PDF, DXF) ainsi que les images ; xTool Creative Space, fourni avec les machines xTool, ouvre lui aussi le SVG, le DXF et les images. LaserGRBL, gratuit, est d’abord conçu pour graver des images : pour un contour net, consultez sa documentation avant d’envoyer un vectoriel.

En pratique, le SVG est le format qui passe le plus facilement d’un logiciel à l’autre. Si votre graveur travaille avec un autre programme, posez-lui la question en une ligne : « quel format importez-vous pour un logo ? ».

Les erreurs qui font rater la gravure d’un logo viennent presque toujours du fichier, pas de la machine. Les plus fréquentes :

  • des contours doublés : deux formes identiques superposées, et le laser passe deux fois, ce qui creuse ou brûle davantage à cet endroit ;
  • des formes ouvertes : une forme laissée ouverte n’a pas d’intérieur à remplir, et en découpe la pièce reste attachée ;
  • du texte non converti en formes : le logiciel du graveur remplace la police manquante par une autre, et votre nom change d’allure (la marche à suivre est dans vectoriser un texte) ;
  • un dégradé ou une ombre : le logiciel le transforme en nuage de points, avec un rendu granuleux ;
  • un fond blanc resté dans le fichier : en remplissage, le laser grave un rectangle autour du logo ;
  • une photo ou une capture collée dans un PDF : le fichier semble vectoriel, mais la machine n’y trouve aucun contour.

Avant l’envoi, ouvrez le fichier, passez tout en contour fin (mode « contour » ou « fil de fer » de votre logiciel) et regardez : chaque forme doit apparaître une fois, fermée, sans image cachée dessous. Les autres points à contrôler avant tout envoi à un atelier sont regroupés dans préparer un logo pour l’impression.

Où obtenir un fichier de logo que le graveur accepte ?

Un fichier de logo que le graveur accepte s’obtient en une dizaine de secondes avec Depixelise, à partir de votre JPG, PNG, WebP ou même d’un vieux SVG mal fichu (10 Mo au plus). Le convertisseur redessine votre logo en formes vectorielles, retire le fond, et vous montre le résultat en grand pour que vous le compariez à l’original. Un email vous apporte un SVG que les logiciels de gravure ouvrent sans détour, la déclinaison une couleur pour le positif, la version négative pour l’ardoise ou le métal anodisé, et un PNG transparent de 2000 px pour tous les autres usages. L’outil est 100 % gratuit, sans compte à créer ni filigrane pour abîmer la gravure. Un point à vérifier vous-même : au zoom, assurez-vous que les détails les plus fins de la version une couleur restent assez épais pour la taille gravée.

FAQ

Un JPG suffit-il pour une gravure laser ?

Oui, une gravure en remplissage peut partir d’un JPG net et de bonne taille, mais le rendu des bords dépend alors de la qualité de l’image. Une gravure au trait ou une découpe exige un vectoriel. Un JPG petit ou flou donne des bords en escalier, visibles à l’œil nu sur le bois.

Faut-il un logo noir pour la gravure laser ?

Non, un logo pour la gravure laser n’a pas besoin d’être noir : il doit surtout être d’une seule couleur pleine. Sur une image, le logiciel lit le noir comme la zone à graver ; sur un vectoriel, la couleur sert surtout à ranger les formes par réglage, et c’est le graveur qui fixe la puissance.

Un fichier préparé pour la gravure sert-il aussi pour la découpe laser ?

Un fichier préparé pour la gravure sert aussi pour la découpe s’il ne contient que des formes fermées, sans doublon. La découpe ajoute une contrainte : chaque petit morceau intérieur (le centre d’un O, d’un A) tombe une fois découpé, sauf s’il est relié au reste par un pont.

À quelle taille envoyer le logo au graveur ?

Le logo s’envoie de préférence à la taille réelle de la gravure, indiquée en millimètres dans votre message. Un vectoriel s’agrandit sans perte, mais donner la dimension finale évite les erreurs d’unité et permet au graveur de repérer d’emblée les détails trop fins.