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Article · 4 min

Créer sa marque de vêtement : 6 étapes, 3 façons de produire

Concept, logo, statut, dépôt INPI à 190 €, production, vente : les 6 étapes pour créer sa marque de vêtement et 3 façons de produire comparées.

Par Gaël Pons

Publié le , mis à jour le 

dans un petit atelier, un jeune créateur plie un tee-shirt NORD. dans un carton d'expédition, un portant derrière, un sticker Depixelise sur un carton

Créer sa marque de vêtement se fait en six étapes : un concept et un public, un logo en fichier vectoriel, un statut, le dépôt du nom, la production, puis la vente. La production engage le plus d’argent : à la demande sans stock, en petite série ou en atelier.

Quelles sont les étapes pour créer sa marque de vêtement ?

Créer sa marque de vêtement suit six étapes, dans cet ordre : définir le concept, préparer le logo, choisir un statut, déposer le nom, produire, vendre. Chacune est détaillée plus bas.

  1. Le concept et le public : à qui s’adresse la marque, et pourquoi elle porterait vos vêtements plutôt que d’autres.
  2. Le logo : celui qui sera brodé ou imprimé sur chaque pièce, à préparer en version vectorielle dès le départ.
  3. Le statut : la forme juridique sous laquelle vous vendez.
  4. Le dépôt du nom : la protection de la marque à l’INPI.
  5. La production : à la demande, en petite série ou en atelier.
  6. La vente : boutique en ligne, réseaux sociaux, marchés, précommande.

Par où commencer une marque de vêtement ?

Une marque de vêtement commence par un public précis, pas par un tissu ni par une machine. Les marques qui démarrent bien vendent une appartenance : un quartier, un sport, un club, une scène musicale, un humour partagé. Avant de dessiner quoi que ce soit, notez en une phrase qui achètera la première pièce et où vous le rencontrez déjà. Si la réponse est « tout le monde », le concept est encore trop large.

Quel logo faut-il pour une marque de vêtement ?

Une marque de vêtement a besoin d’un logo simple, lisible en petit et disponible en fichier vectoriel, c’est-à-dire décrit par des contours et des aplats plutôt que par des pixels. Sur un textile, le logo tient souvent dans quelques centimètres sur la poitrine : les dégradés fins et les petites lettres disparaissent, surtout en broderie.

Prévoyez aussi trois déclinaisons dès le début : la version couleur, une version en une seule couleur et une version blanche pour les vêtements foncés. Le choix du blanc sur un sweat noir est expliqué dans notre guide du logo blanc sur fond sombre, et la liste complète des réglages avant production dans la checklist pour préparer un logo pour l’impression. Avant la première commande, testez la version blanche sur un hoodie noir : vous verrez si elle reste lisible.

À qui appartient le logo de votre marque ?

Le logo de votre marque vous appartient seulement si vous l’avez créé vous-même ou si son auteur vous a cédé ses droits par écrit. En France, le graphiste qui dessine un logo en reste l’auteur tant qu’aucune cession de droits écrite ne précise les usages transmis (article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle). Demandez donc deux choses à votre prestataire : ce document de cession, et les fichiers sources du logo. Un logo trouvé sur internet ou généré à partir de l’œuvre d’un autre ne peut pas servir de marque.

Quel statut choisir pour vendre des vêtements ?

Pour vendre des vêtements seul et sans gros budget, la micro-entreprise est le statut le plus simple à ouvrir : une déclaration en ligne, une comptabilité allégée. Une société (SASU, SARL) prend le relais quand vous vous associez, que vous levez de l’argent ou que le chiffre d’affaires dépasse les plafonds du régime micro.

Combien coûte le dépôt d’une marque de vêtement ?

Le dépôt d’une marque de vêtement à l’INPI coûte 190 € en ligne pour une classe de produits, puis 40 € par classe supplémentaire (tarifs de l’INPI). Les vêtements relèvent de la classe 25 ; les sacs et accessoires en cuir de la classe 18. Avant de payer, cherchez le nom dans la base des marques de l’INPI : si une marque proche existe déjà en classe 25, changez de nom tant que rien n’est imprimé.

Comment produire ses vêtements quand on débute ?

Pour produire ses vêtements, trois modèles existent : l’impression à la demande, la petite série commandée en ligne et l’atelier ou le fabricant. Ils diffèrent par la quantité minimum, le stock à financer et la marge qui vous reste.

Impression à la demandePetite sérieAtelier ou fabricant
Quantité minimum1 pièceUne dizaine de piècesSouvent plusieurs centaines par modèle
Argent avancéAucunModéréImportant
Coût par pièceLe plus hautMoyenLe plus bas
MarquagesSurtout l’impressionBroderie, sérigraphie, transfert, impressionTous, plus coupe et étiquettes sur mesure
Pour quiTester une idéePremière collection, drop, clubMarque qui connaît ses volumes
ExemplesPrintful, Spreadshirt, TeezilyTKNPAteliers en France, au Portugal

L’impression à la demande : tester sans stock

Avec l’impression à la demande, la plateforme fabrique chaque pièce au moment de la commande et l’expédie au client : vous n’achetez rien à l’avance. C’est la façon la moins risquée de voir si un design se vend. En échange, le coût de revient par pièce est élevé, votre marge fond, et le choix des vêtements comme des marquages se limite au catalogue de la plateforme.

La petite série : une vraie première collection

La petite série consiste à commander vos modèles déjà marqués par lots d’une dizaine de pièces ou plus, avec un vrai choix de textiles et de techniques. C’est ce que fait TKNP, plateforme partenaire de Depixelise. Le catalogue réunit 67 marques de vêtements ; on y choisit l’une des 12 techniques proposées (broderie, sérigraphie, transfert DTF…) et le prix apparaît dès la composition du produit, à partir de 10 pièces. Comptez 10 jours ouvrés de livraison, 5 en express, vers 32 pays européens. Ce modèle convient à un premier drop vendu à votre communauté ou aux tenues d’un club.

L’atelier ou le fabricant : quand les volumes sont connus

Un atelier de confection ouvre tout : coupe sur mesure, tissu choisi, étiquette tissée à votre nom, et le prix par pièce le plus bas. Il demande en revanche des minimums par modèle et par couleur, des échantillons payants et des délais de plusieurs semaines. C’est une étape de croissance, rarement le point de départ.

Broderie, sérigraphie ou flocage : quel marquage choisir ?

Le marquage d’une marque de vêtement dépend du visuel et de la quantité. La broderie donne un rendu en relief, durable, idéal pour un petit logo côté cœur : voyez comment préparer un logo pour la broderie. La sérigraphie textile devient rentable sur les séries et les grands visuels en peu de couleurs. Le flocage en vinyle convient aux petites quantités, aux noms et aux numéros.

Comment vendre sa première collection ?

La première collection se vend d’abord là où votre public se trouve déjà : votre compte Instagram ou TikTok, les marchés de créateurs, les événements de votre club ou de votre ville. La précommande est l’outil le plus sûr : vous montrez les modèles, vous encaissez, puis vous commandez exactement la quantité vendue. Pour les montrer, le générateur de mockup gratuit suffit : vous déposez votre logo, vous choisissez t-shirt, hoodie, sweat ou tote bag, puis la couleur du tissu. Le mockup HD arrive par email. Une boutique en ligne (Shopify, WooCommerce, ou la boutique intégrée de la plateforme d’impression) vient compléter, pas remplacer, ce premier cercle.

Comment obtenir le fichier vectoriel de votre logo, sans graphiste ?

Quand le seul logo de la marque est un PNG ou un JPG, Depixelise en fait un fichier vectoriel en dix secondes environ, 100 % gratuit, sans compte et sans filigrane. Vous déposez l’image (jusqu’à 10 Mo, en PNG, JPG, WebP ou SVG), le logo converti apparaît à l’écran, zoomable. Le pack livré par email réunit quatre fichiers : le SVG, un PNG transparent large de 2000 px, la version une couleur pour la broderie et la version négative pour les textiles foncés. Vous gardez ces fichiers : vous les envoyez à la plateforme d’impression, à l’atelier ou au brodeur du quartier, et vous changez de fournisseur sans rien redemander à personne. Une seule réserve : quand l’image fournie est toute petite, l’outil la grossit d’abord, puis redessine lui-même ses contours. Comparez donc les deux versions, lettre par lettre, avant de commander cent sweats. Pour savoir ce que contient le SVG, lisez notre définition du fichier SVG.

FAQ

Combien coûte le lancement d’une marque de vêtement ?

Avec l’impression à la demande, le lancement d’une marque de vêtement peut se limiter au dépôt INPI (190 €) et à quelques échantillons. En petite série, ajoutez le prix d’un premier lot ; en atelier, plusieurs milliers d’euros de stock.

Faut-il un graphiste pour créer le logo de sa marque ?

Un graphiste n’est pas obligatoire, mais il aide pour un logo qui doit durer des années. Si vous le dessinez vous-même, gardez des formes simples, testez-le à 5 cm de large et faites-le passer en vectoriel avant la première commande.

Peut-on utiliser une police gratuite dans le logo d’une marque de vêtement ?

Oui, à condition que sa licence autorise l’usage commercial et le dépôt de marque. Vérifiez la licence sur le site de la fonderie : la plupart des polices de Google Fonts, par exemple, sont sous licence libre et utilisables dans un logo.

Faut-il des étiquettes cousues pour vendre ses vêtements ?

Une étiquette indiquant la composition du textile est obligatoire pour vendre un vêtement dans l’Union européenne (règlement UE 1007/2011). L’étiquette tissée à votre nom, elle, est un choix de marque, souvent remplacé au début par une impression dans le col.

Peut-on vendre des vêtements avec un logo de club ou de ville ?

Seulement avec l’accord écrit du titulaire : un blason de club, l’écusson d’une ville ou le logo d’un événement appartiennent à leur propriétaire. Proposez plutôt une collection officielle au club, qui vous fournira le fichier et l’autorisation.