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Depixelise
Article · 3 min

Format vectoriel du logo : quel fichier pour chaque usage

SVG, PDF, EPS, AI ou DXF : le tableau qui dit quel fichier de logo donner au site web, à l'imprimeur, au brodeur, au graveur ou à l'enseigniste.

Par Gaël Pons

Publié le

une casquette brodée, un sous-verre gravé, une carte de visite et un téléphone portent le même logo MIRA. au soleil, un sticker Depixelise sur la coque

Les formats vectoriels d’un logo, ceux qui décrivent des formes au lieu de petits carrés de couleur, sont le SVG, le PDF, l’EPS et le AI, plus le DXF pour la découpe. On choisit selon la destination : imprimeur, brodeur, site web et graveur n’attendent pas le même fichier.

Un logo existe en format vectoriel sous cinq extensions courantes : .svg, .pdf, .eps, .ai et .dxf. Les quatre premières contiennent les mêmes formes dans des enveloppes différentes ; le DXF, venu du dessin technique, sert surtout aux machines qui découpent ou gravent.

Ce qui distingue le SVG, l’EPS et le PDF, et lequel envoyer quand un atelier hésite, est déjà comparé dans SVG, EPS ou PDF pour l’imprimeur. Si vous ne savez pas encore si votre logo actuel est vectoriel, commencez par le test pour reconnaître un logo vectoriel. Ici, une seule question : quel fichier donner, à qui.

Quel fichier de logo donner selon la destination ?

Le fichier de logo à donner dépend de l’endroit où il va finir : un écran se contente d’un PNG ou d’un SVG, une machine d’atelier réclame un format vectoriel, et certains métiers veulent en plus une version d’une seule couleur.

DestinationFichier à donnerVersion du logo
Site web, boutique en ligneSVG (PNG transparent en secours)Couleur, plus le négatif si le site a un thème sombre
Signature d’emailPNG transparent, petit et légerCouleur
Word, PowerPoint, Google SlidesPNG transparent ; SVG dans les versions récentes d’OfficeCouleur
Photo de profil sur les réseaux sociauxPNG carré, logo centré avec une margeCouleur ou négatif sur fond de couleur
Favicon (l’icône de l’onglet)PNG carré, ou SVG pour les navigateurs qui le lisentSymbole seul, sans texte
Imprimeur (flyers, cartes, affiches)PDF vectorielCouleur
Enseigne, lettrage adhésif découpéSVG, PDF vectoriel ou DXFUne couleur par film découpé
BrodeurSVG ou PDF vectorielCouleur et une couleur
Graveur laserSVG ou DXFUne couleur, sans gris
Fabricant de tamponsSVG ou PDF vectorielUne couleur
Sérigraphe (tee-shirts, sacs)SVG ou PDF vectorielPeu de couleurs, négatif pour les textiles foncés

Deux précisions évitent les malentendus. Le brodeur n’utilise pas votre SVG tel quel : il s’en sert comme modèle pour fabriquer un fichier de points que sa machine comprend, ce que détaille le guide de la broderie d’un logo. Et le DXF n’a d’intérêt que si le graveur ou l’enseigniste le demande nommément ; la fiche sur le fichier DXF explique pourquoi certaines machines y tiennent.

Pourquoi un écran et un atelier ne veulent-ils pas le même fichier ?

Un écran et un atelier ne veulent pas le même fichier parce que l’écran affiche le logo à une taille connue d’avance, alors que l’atelier le fabrique à la taille de l’objet. Pour une signature d’email ou une diapositive, un PNG bien dimensionné suffit, et c’est souvent le seul format que les messageries affichent correctement. Le choix entre PNG et JPG pour ces usages est traité dans JPG ou PNG pour un logo.

Une machine de découpe ou un graveur laser suivent au contraire les contours du dessin, et le brodeur part de ces mêmes contours pour programmer ses points. Ils ont besoin de formes décrites, pas d’une grille de pixels : c’est tout le sens du fichier vectoriel que votre imprimeur réclame.

Quels fichiers de logo une marque devrait-elle avoir ?

Une marque devrait avoir son logo en trois versions (couleur, une couleur, négatif), chacune en deux familles de fichiers : un format vectoriel pour la fabrication, un PNG transparent pour les écrans. Ce jeu de six fichiers couvre presque tous les cas du tableau.

  • La version couleur : celle de tous les jours, sur fond clair.
  • La version une couleur : un seul aplat, pour la gravure, le tampon, la broderie sobre ou la sérigraphie à une encre.
  • La version négative : les formes en blanc sur fond transparent, pour le textile foncé et les fonds sombres. Elle se prépare avec quelques précautions, décrites dans la version négative pour fonds sombres.

Si votre logo comporte un symbole et un texte, ajoutez le symbole seul : c’est lui qui sert de favicon et de photo de profil.

Les fichiers d’un logo se nomment avec trois informations dans le même ordre : la marque, la version, le format. Par exemple cafe-lune_couleur.svg, cafe-lune_une-couleur.pdf, cafe-lune_negatif.png. Évitez les noms du type « logo final v3 (2).png » : six mois plus tard, personne ne sait plus lequel est le bon.

Pour le rangement, un dossier « Logo » avec deux sous-dossiers suffit : « Fabrication » pour les fichiers vectoriels, « Écrans » pour les PNG. Gardez une copie dans un espace en ligne partagé, et envoyez le lien du dossier entier quand un prestataire demande « le logo » : il prendra le fichier qui convient à sa machine.

Quand on n’a qu’un JPG du logo, il faut d’abord fouiller les anciens emails du graphiste ou de l’agence, où un PDF ou un .ai se cache souvent. À défaut, le JPG peut être converti en fichier vectoriel, et toutes les autres versions en découlent.

Toutes les versions du logo à partir d’un seul JPG

Depixelise part du fichier que vous avez sous la main, qu’il soit en JPG, PNG, WebP ou SVG et qu’il pèse jusqu’à 10 Mo, et le reconstruit en formes pendant qu’on compte jusqu’à dix. Vous jugez le rendu en grand, à l’écran, en zoomant sur chaque contour. Un email vous remet de quoi remplir la moitié du tableau ci-dessus : le SVG que réclament l’atelier et le graveur, et dont le brodeur tire son fichier de points ; un PNG sans fond, large de 2000 px, pour le site et les documents ; la déclinaison une couleur pour le tampon ou la gravure ; la déclinaison négative pour les fonds noirs. C’est 100 % gratuit, sans inscription ni filigrane. Si une plateforme exige un PDF ou un EPS, un logiciel gratuit comme Inkscape ouvre le SVG et l’enregistre dans ces formats.

Un contrôle à l’œil reste indispensable. Une image d’origine minuscule passe par un agrandissement automatique avant que ses contours soient refaits, ce qui peut déplacer un détail ; et un logo bicolore ramené à une seule encre perd parfois une lettre. Comparez avec l’original avant d’envoyer.

FAQ

Un fichier vectoriel de logo a-t-il une taille en pixels ?

Non, un fichier vectoriel de logo n’a pas de taille en pixels : ses formes sont décrites par des mesures que le logiciel recalcule à chaque agrandissement. Seuls les PNG et les JPG ont une taille fixe, d’où l’intérêt d’exporter un PNG assez grand pour les écrans.

Peut-on envoyer un logo vectoriel par WhatsApp ou Messenger ?

Oui, un logo vectoriel s’envoie par WhatsApp ou Messenger à condition de le joindre comme document et non comme photo. Envoyé comme photo, le fichier est recompressé en image à pixels et perd son intérêt ; envoyé comme document, il arrive intact.

Oui, un favicon peut venir du fichier vectoriel du logo, mais rarement tel quel : à la taille d’un onglet, un texte devient illisible. On garde le symbole seul, on l’élargit pour qu’il remplisse un carré, puis on l’exporte en PNG ou en SVG.

Faut-il donner un fichier par couleur à un sérigraphe ?

Non, un seul fichier vectoriel suffit dans la plupart des cas : le sérigraphe sépare lui-même les couleurs pour fabriquer un écran par encre. Indiquez-lui simplement le nombre de couleurs et leurs références si vous les connaissez.