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Depixelise
Article · 3 min

Redessiner un logo : quand payer un graphiste, quoi exiger

Faire redessiner son logo ou le vectoriser gratuitement ? Le test qui tranche, les cas qui justifient un graphiste et les fichiers à exiger.

Par Gaël Pons

Publié le , mis à jour le 

une main redessine à l'encre le logo PLUME sur un calque posé sur l'ancienne version imprimée, un sticker Depixelise sur la table

Redessiner un logo, c’est le faire refaire forme par forme par un graphiste, à partir de l’image que vous avez. Ce service payant se justifie pour un logo abîmé, à dégradés ou à police rare. Pour un logo simple et lisible, une vectorisation automatique gratuite suffit souvent : testez-la d’abord.

Redessiner un logo consiste à reproduire à la main, dans un logiciel comme Illustrator ou Inkscape, chaque lettre et chaque forme d’un logo existant pour obtenir un fichier vectoriel (un fichier qui décrit chaque forme du logo, au lieu d’une grille de carrés colorés). Le graphiste pose l’image d’origine en fond, puis dessine par-dessus des contours propres, avec les bonnes couleurs.

Le résultat ressemble à l’original, mais il reste net à toutes les tailles et s’imprime sans escaliers sur les bords. C’est une prestation technique, pas un travail de création : le dessin du logo ne change pas.

Faut-il redessiner un logo ou le vectoriser automatiquement ?

Faire redessiner un logo n’est utile que si la vectorisation automatique échoue, et le seul moyen de le savoir est de l’essayer. Zoomez sur votre image : des formes nettes, des aplats de couleur et un texte lisible passent très bien en automatique. Des dégradés, des ombres, une texture ou des contours effacés demandent une main humaine.

La méthode complète, et les pièges propres aux logos, sont expliqués dans le guide pour vectoriser un logo. Comptez quelques minutes pour en avoir le cœur net, contre plusieurs jours d’attente pour un devis.

Dans quels cas faire redessiner son logo par un graphiste ?

Un graphiste devient nécessaire pour redessiner un logo dans quatre situations, où la machine reproduit les défauts au lieu de les corriger :

  1. Le logo contient des dégradés, des reflets ou des effets de relief. La conversion automatique les découpe en bandes de couleur ; un graphiste reconstruit l’effet voulu.
  2. La seule source est minuscule, compressée ou abîmée. Une photocopie, un scan de vieux papier à en-tête, une image de 100 pixels : il ne reste plus assez de matière, il faut interpréter.
  3. Le texte utilise une police particulière. Un graphiste retrouve la police d’origine, ou redessine les lettres proprement, au lieu de garder leurs bavures.
  4. Le logo va servir des années sur des supports coûteux. Enseigne, véhicule, broderie, emballage : un fichier construit avec soin, aux couleurs vérifiées, se rentabilise vite.

Un logo né d’un dessin sur papier relève souvent du deuxième cas ; voyez d’abord comment vectoriser un dessin scanné.

Redessiner ou moderniser un logo : quelle différence ?

Redessiner un logo veut dire le reproduire à l’identique, alors que le moderniser veut dire le changer : proportions, police, couleurs ou symbole. Le premier est un travail d’exécution, le second un travail de création, qui demande des propositions, des échanges et une validation.

Annoncez clairement ce que vous voulez dès la demande de devis. Beaucoup de malentendus viennent de là : vous attendiez une copie fidèle, le graphiste vous propose une version « améliorée », et la facture suit.

Le prix du redessin d’un logo dépend du graphiste et du temps que le logo demande : un sigle d’une couleur se refait vite, un écusson détaillé avec du texte en courbe prend bien plus longtemps. Il n’existe pas de tarif officiel. Les prix des autres voies, de l’outil gratuit au service à la pièce, sont relevés dans l’article sur le prix d’une vectorisation de logo.

Demandez un devis ferme, au forfait plutôt qu’à l’heure, qui précise le nombre d’allers-retours compris et la liste des fichiers livrés. Un devis qui parle de « recherches » ou de « pistes » décrit une création, pas un redessin.

Pour redessiner un logo fidèlement, le graphiste a besoin de la plus grande image disponible, des couleurs exactes si vous les avez, du nom de la police et de la liste des supports prévus. Fouillez les anciens emails, les devis et les documents imprimés : une version plus grande change tout.

Si vous connaissez les références de couleur (un code Pantone, un code hexadécimal), donnez-les. Sinon, envoyez un objet imprimé dont la couleur vous convient.

Après le redessin d’un logo, exigez au minimum un SVG, un PDF vectoriel, une version d’une seule couleur et un PNG à fond transparent, plus le fichier de travail du graphiste (un .ai ou un .svg modifiable). Ce sont ces fichiers qui vous éviteront de repayer le même travail dans deux ans.

Ce que contient chaque format, et lequel donner à quel atelier, est détaillé dans le guide du fichier vectoriel. Demandez aussi, par écrit, que les droits d’usage du fichier vous soient cédés : sans ce document, le logo redessiné reste en partie l’œuvre du graphiste.

Un générateur de logo en ligne ne redessine pas votre logo : il en fabrique un nouveau à partir de modèles, d’icônes et de polices de sa bibliothèque. C’est utile pour partir de zéro, mais le résultat ne reproduira jamais fidèlement un logo existant, et ses conditions d’usage varient d’un service à l’autre.

Essayer la version automatique avant le devis

Avant de solliciter un graphiste, faites l’essai sur Depixelise avec l’image que vous comptiez donner au graphiste : l’outil accepte le PNG, le JPG, le WebP et le SVG, dans la limite de 10 Mo. En dix secondes environ, la version convertie apparaît en grand face à l’original, et vous la scrutez au zoom. L’outil vous envoie quatre fichiers par email. Vous y trouverez le logo en SVG, le même logo en PNG large de 2000 px sans arrière-plan, sa variante à une seule encre, et sa variante claire prévue pour les fonds sombres.

Ces quatre fichiers sont à vous, sans licence à respecter ni mention à conserver : vous pouvez les envoyer à n’importe quel imprimeur ou brodeur, ou les remettre au graphiste comme point de départ s’il reste des retouches. Aucun compte, aucun filigrane, et c’est 100 % gratuit. Une image minuscule est agrandie puis reconstruite : comparez toujours avec l’original.

FAQ

Un logo redessiné est-il identique à l’original ?

Un logo redessiné à l’identique ne diffère de l’original qu’à la loupe : les bords sont plus propres, les formes plus régulières. Précisez « reproduction fidèle » dans la demande, sinon certains graphistes corrigent spontanément ce qui leur semble maladroit.

Peut-on faire redessiner un logo dont on n’a qu’une photo ?

Oui, un graphiste peut redessiner un logo à partir d’une photo d’enseigne, de tee-shirt ou de camion, à condition qu’elle soit prise bien de face, nette et en pleine lumière. Plus la photo est penchée ou floue, plus il devra deviner, et plus le résultat s’éloignera de l’original.

Peut-on faire redessiner le logo d’une autre marque ?

Faire redessiner le logo d’une marque qui ne vous appartient pas, pour l’utiliser vous-même, pose un problème de droit des marques. Un club ou un commerce qui veut afficher le logo d’un partenaire doit lui demander le fichier, ou au moins son autorisation écrite.

Le délai pour faire redessiner un logo dépend de la charge du graphiste et du nombre d’allers-retours : demandez-le dans le devis, avec une date de livraison. Si une commande d’impression attend, dites-le dès le premier message.

Faut-il redessiner un logo flou avant de l’imprimer ?

Un logo flou ne demande pas forcément un redessin : souvent, une vectorisation automatique suffit à le rendre net à l’impression. Les causes du flou, et la solution adaptée à chacune, sont réunies dans l’article sur le logo flou à l’impression. Le passage par un graphiste vient ensuite, si le résultat vous déçoit.

Pour comprendre ce qui se passe quand on transforme une image en formes, partez du guide pour vectoriser une image.